Les PME qui adoptent les technologies 4.0 augmentent leur productivité de 7% par rapport aux entreprises qui ne les adoptent pas. C’est ce qui ressort d’une étude du Laboratoire de Fabrication Numérique de l’Université de Padoue. Pourtant, 40% des entreprises sont encore trop réticentes à adopter des processus de transformation technologique, qui pourraient leur apporter des avantages en termes de compétitivité internationale et de meilleures performances économiques. À cet égard, «l’un des plus grands défis des entreprises est d’introduire des technologies innovantes. C’est la seule voie possible, surtout pour une industrie italienne composée de PME, où le rôle de partenaires compétents dans cette transition est fondamental».

C’est ce qu’affirme Luciano Malgaroli, membre du Comité scientifique et industriel d’A&T, Automation & Testing 2023, le salon dédié à l’innovation, aux technologies, à la fiabilité et aux compétences 4.0, qui se tiendra du 22 au 24 février à l’Oval Lingotto Fiere de Turin. Cet événement ouvrira des espaces de réflexion et d’échange sur le thème de l’industrie 4.0.

Parmi les participants d’A&T, Automation & Testing 2023, figure également Tesar, qui présentera sur les stands D39 et D41 ses solutions Industry 4.0, notamment I4Dashboard, un logiciel de partage de données permettant de transformer les données collectées en usine en informations simples et accessibles, MOTIS2, un logiciel MES destiné à la collecte et au suivi des données de production pour le contrôle et la gestion des processus, et TS400, un terminal d’atelier pour la collecte des données de production, simple, intuitif et hautement configurable.

A&T Automation & Testing. Un salon entre industrie 4.0 et nouvelles mentalités

Cette dix-septième édition d’A&T met un accent particulier sur la digitalisation et propose une large gamme de technologies et de compétences intelligentes. L’industrie 4.0 est un domaine vaste, et de nombreuses technologies s’appliquent au secteur manufacturier. Cependant, le facteur clé pour amorcer cette évolution reste l’adoption d’un changement de cap et de mentalité.

Stefano Soliano, membre du Comité scientifique et industriel du salon, en est convaincu: «Nos entrepreneurs sont excellents en conception et en production, mais moins audacieux lorsqu’il s’agit d’affronter le changement. Pourtant, il est essentiel de comprendre à quel point l’usine intelligente et la fabrication intelligente révolutionnent complètement la production, aussi bien en termes d’infrastructure interne qu’au niveau des processus et des interactions entre les différentes phases de la chaîne de production».

Un élément clé de ce changement de mentalité est également l’approche commerciale de la fabrication intelligente: «Ce n’est pas un coût, mais un investissement», explique Soliano, qui estime que pour une entreprise, cela se traduit par la possibilité de «s’imposer pleinement sur le marché. Innover ne doit pas être perçu comme un saut dans le vide, mais comme un pas nécessaire pour évoluer: c’est inévitable, mais aussi important. Ce n’est pas une source d’inquiétude, mais une nécessité de croissance. Ceux qui comprennent que l’innovation est un investissement dans l’avenir font de véritables progrès».

Transformation numérique. L’importance d’une vision stratégique

Actuellement, en Italie, seules 14% des PME ont adopté une approche stratégique en matière d’industrie 4.0, selon l’Observatoire de l’Innovation Numérique des PME de la School of Management du Politecnico di Milano. 57% des entreprises se sont limitées à prendre des mesures tactiques, investissant dans le numérique uniquement pour atteindre des objectifs précis, sans une réflexion structurelle. Enfin, 29% des entreprises abordent l’industrie 4.0 de manière réactive, en investissant dans la technologie uniquement en réponse à des stimuli externes, comme la pandémie, ce qui entraîne des changements temporaires.

Il est cependant fondamental de mettre en place une transformation en profondeur, estime Luciano Malgaroli du Comité scientifique et industriel d’A&T, Automation & Testing: «Les grandes entreprises italiennes sont très avancées, et de plus en plus d’entrepreneurs suivent une trajectoire d’intégration à l’industrie 4.0». Toutefois, les PME constituent le tissu industriel italien, et la situation y est différente: «Nous sommes encore très loin de changements profonds, et nous espérons une plus grande attention des institutions en matière de politiques industrielles».

En termes de délais, Malgaroli estime qu’«il faudra encore quelques années, au moins 4 ou 5, avant de voir des résultats radicaux. Il est cependant difficile de donner une réponse définitive, car les modèles d’entreprise évoluent».

Étant donné que peu de PME ont encore amorcé leur transition numérique, celles qui ont déjà embrassé l’industrie 4.0 ou qui se préparent à le faire «ont fait un grand pas vers l’avenir et se trouvent en position de force par rapport aux autres. Elles sont mieux placées pour croître et conquérir de nouveaux marchés».

Nous vous rappelons que l’événement se tiendra du 22 au 24 février, à l’Oval Lingotto Fiere de Turin. Retrouvez-nous aux stands D39-D41.

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